Connexion

Mercredi 7 juin 2017

Bourg-en-Lavaux réunit tous ses sportifs dans le haut de la Commune

 

InaugurationFootball, tennis, pétanque et athlétisme cohabiteront à La Tioleyre. Un centre sportif à 3 millions au goût de presque tous.

 

A terme, un deuxième étage pourra accueillir une buvette sur les vestiaires, qui serviront aux athlètes, aux footballeurs et aux joueurs de tennis. Image: DR/BOURG-EN-LAVAUX

Par Cécile Collet 06.06.2017

Ils sont loin, les samedis matin des «gratteurs» de La Tioleyre! Pourtant, le nouveau centre sportif qui y sera inauguré le 17 juin leur doit beaucoup. Football, tennis, athlétisme, mais aussi pétanque seront réunis dans les hauts de la commune de Bourg-en-Lavaux, dans un centre sportif devisé à 3 millions. Là où s’étendait, à la fin des années 1970, un vallon comblé de remblais.

«On les appelait les «gratteurs du samedi», se souvient Marc-Henri Noverraz, du comité d’organisation. C’était le comité du FC Vignoble, mais aussi des joueurs, qui se réunissaient tous les week-ends pour préparer la place au terrain d’entraînement du club.» Pour la saison 1980-1981, ceux qui jouent sur le «plus beau terrain du monde», aux Ruvines de Cully, disposent enfin d’une seconde surface de jeu, permettant à la pelouse avec vue sur le lac et les Alpes de se reposer un brin. Très vite, des adeptes de terre battue obtiennent eux aussi un terrain là-haut et fondent le Tennis Club de La Tioleyre en 1983. Florissant, puis périclitant, le club disparaît en 2007, laissant à l’abandon ses quatre courts.

 «Renaissance»

Aujourd’hui, la Municipalité n’hésite pas à parler de «renaissance» à La Tioleyre. Une deuxième vie qui aura eu droit à cinq ans de gestation et à de longues discussions au Conseil communal. Davantage même, si l’on en croit les coupures de journaux qui évoquent déjà, alors que le Tennis Club n’arrive plus à boucler ses comptes en 2007, un projet communal et sportif pour les jeunes du village.

La renaissance n’est en tout cas pas un mot usurpé pour la terre battue. Le 22 avril dernier, le tout nouveau Tennis Club Lavaux remplace feu son ancêtre. Avec un succès inespéré, et une école de tennis qui fonctionne du lundi au jeudi. «On compte déjà 130 membres, alors qu’on tablait sur 100 la première année!» s’enthousiasme Adeline Paternostre, présidente. Il est difficile de savoir si ceux qui furent poussés vers les clubs de Lutry ou de Pully il y a une décennie sont revenus, mais on sait que trois quarts des membres viennent de Bourg-en-Lavaux.

Autre nouveauté: le centre sportif amène sur les hauts les adeptes d’athlétisme issus de la Société de gymnastique, qui utilisaient jusque-là des installations vétustes aux Ruvines. Ils disposeront dorénavant d’une piste de 100 mètres pour la course et le saut en longueur, et gagnent une installation de saut en hauteur. Un terrain multisport ouvert à tous complète l’installation.

Chaque société pourra jouir des nouveaux vestiaires. Ils remplaceront avantageusement les anciens containers, sur lesquels pourrait être installée à terme une buvette. «La structure a été pensée pour accueillir un deuxième étage sur son toit plat», précise Marc-Henri Noverraz. D’un coût total de 1,7 million (contre 1,3 million pour les installations sportives), elle avait fait couler beaucoup d’encre au Conseil communal. Une subvention cantonale (au maximum 180 000 francs) devrait alléger une partie des charges.

La pétanque déplacée

Si la plupart des acteurs sportifs de Bourg-en-Lavaux semblent ravis et avoir déjà chaussé leurs baskets, le club de pétanque Le Bouchon de Lavaux y vient en traînant un peu la patte. «On était très bien où on était depuis 1985», avoue Marc Marlétaz, président. Le club, qui compte 30 membres, a été mis devant le fait accompli et doit quitter son terrain «idyllique» de Pré-Vert, à Grandvaux.

Situé en zone à bâtir, «il vaut 1,5 million sur le papier, de quoi payer un bout des travaux», soupire le président. En discussion pour qu’on déplace au moins son cabanon et son couvert sur le nouveau site, il arrive toutefois à voir le verre à moitié plein: «Est-ce un mal pour un bien? Cela nous ramènera peut-être de nouveaux membres…»

Inauguration de La Tioleyre samedi 17 juin de 10 h à 17 h (24 heures)

 

Enregistrer